Digue de plastique de la Crau : les associations portent plainte

Une opération du curage du canal centre-Crau a mis récemment à jour une pollution par des plastiques d'une ampleur gigantesque : près de 4.000 m3. Ni la mairie de Port-Saint-Louis, responsable du curage et propriétaire du site, ni celle d'Arles, territorialement compétente et garante de la salubrité publique n'ont jusqu’à présent, assuré le nettoyage. Ces plastiques, issus de l'ancienne décharge de Marseille en Crau, sont à l'air libre depuis maintenant deux mois, et recommencent à s'envoler ou à s'affaisser dans le canal. 

 
Ces déchets ne sont sans doute qu'une infime partie de ce qui est enfoui au fond du canal qui rappelons-le, traverse deux réserve naturelles et termine sa course dans le périmètre du Parc naturel régional de Camargue. Depuis l'intervention des associations, la communauté urbaine Marseille Provence Métropole s'est mollement engagé à évacuer ce qui a été sorti. Mais il faudra, en sus, procéder également au curage de l'ensemble des canaux pollués (plus d'une quinzaine de kilomètres) et de l'étang du Landre. Or, ça, personne ne veut en entendre parler.
 
4.000 m3 de déchets à traiter
Ces déchets, dans les canaux d'eau douce, peuvent impacter les nappes phréatiques lorsqu'ils sont souillés. Ils peuvent également être ingérés par erreur par de nombreuses espèces animales et provoquer leur mort par occlusion intestinale (Tortue cistude, poissons, oiseaux…). Abandonnés dans les fleuves et canaux, les plastiques finissent en mer. Ils sont une des sources de pollution les plus problématiques, formant de véritables « continents flottants » à certains endroits. Ils sont ingérés alors par les tortues marines, les poissons, les baleines, dauphins et cachalots. La mer Méditerranée, avec le sanctuaire Pelagos, est riche de toutes ces espèces animales.
 
Les associations AGIR POUR LA CRAU, NACICCA, FNE PACA, FNE 13 et les Marais du Vigueirat ont déposé une plainte contre X dans le but de déclencher une enquête judiciaire. Cette dernière devrait permettre d'établir la responsabilité de chacun des acteurs, en vue de procéder au plus vite à une dépollution complète des milieux impactés et de faire condamner pénalement le/ou les responsables.
 
L'abandon de déchets et la pollution des eaux souterraines et superficielles en découlant, sont deux délits chacun punis de deux ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende en vertu du code de l'environnement.
 
Contact : Joelle LONGHI 06.14.60.13.23
 
SIGNEZ LA PETITION (sur la partie droite de ce site web)
 

Voir le reportage France 2 du 10.04.14

 

Voir le reportage de TF1 du 11.04.14

 

 
 
 
 
 

 

4 commentaires sur “Digue de plastique de la Crau : les associations portent plainte”

  1. gwen dit :

    Il faut absolument trouver un nouveau débouché pour ces “plastiques” les compacter pour en faire des dalles de fondations ont dèja été utilisées, peut être plus?

  2. NABELLE13 dit :

    H O R R E U R !

  3. L’association Filière Paysanne soutient cette démarche légitime de la part des associations plaignantes.

    Au delà du problème des macro-déchets évoqué ci-dessus, nous devons également stopper la prolifération des micro-particules de plastique dans le milieu marin et tout au long des littoraux de notre planète. Ces micro-particules sont en train d’asphyxier purement et simplement le plancton de nos océans. Ce plancton est à la source de la majeure partie de la production d’oxygène que nous respirons. Nous provoquons donc indirectement notre propre asphyxie collectif.

    Cette prolifération moléculaire pose également de nombreux autres problèmes bio-chimiques car ces plastique ne sont pas inertes et sans conséquences sur le métabolisme des organismes marins et sur notre propre santé (phtalates, bisphénol A…). La chaîne alimentaire (dons nous dépendons) est donc directement menacée.

    Nous sommes donc, tout simplement, en train de creuser notre propre tombe dans les montagnes de plastique que nous produisons et déversons de façon totalement irresponsable dans notre environnement.

    Il est grand temps de réagir et de stopper cette incontinence plasturgique collective. Celle-ci est organisée par les industriels, avec la complicité de nos responsables politiques, et elle est indirectement soutenue par la majorité d’entre nous au travers de nos choix quotidiens de consommation (emballage et biens de consommation divers).

    Nous devons également nettoyer notre environnement au plus vite pour éviter la dispersion potentiellement dramatique de ces millions de tonnes de micro particules encore récupérables.

    Nous devons, par ailleurs, faire évoluer rapidement nos habitudes d’achat et d’usage vers plus de sobriété, de réemploi et de recyclage. Il nous faut, enfin, réorienter, à la source, nos industries diverses vers des matériaux plus naturels que notre environnement terrestre et marin met à notre disposition !

    Il y a là de quoi créer de nouvelles filières, de nouveaux emplois, et de réelles perspectives de progrès pour notre petite lignée d’homo sapiens, encore au prise avec sa crise d’adolescence collective…

  4. jojoduchato dit :

    Une illustration de plus de ce que les économistes appellent les couts externalisés……. que l’on fait payer au final aux citoyens.

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